Hé Oscar, tu veux voir ma grosse statuette ?

Oscar


Un week end riche en émotion pour mon âme de cinéphile ! Vendredi soir nous avons eu le droit aux Césars pour le cinéma français et dimanche :  la grande messe des Oscars aux Etats Unis ! 

Les césars 2016

Avant de vous parlez des Oscars, j’aimerai vous parler du cinéma français qui selon moi ne démérite pas face à nos voisins d’outre atlantique. Le palmarès des Césars est une parfaite illustration de l’éclectisme du cinéma français, en récompensant des films forts et engagés.

Mustang film qui relate l’enfermement de jeunes filles en Turquie remporte quatre trophées, il représentera également la France aux Oscars dans la catégorie meilleur film étranger

La Tête haute, mon coup de cœur de cette année pour sa grande force, son émotion communicative et sa justesse, sacre Rod Paradot meilleur espoir masculin et Benoît Magimel meilleur acteur dans un second rôle (un grand plaisir de le revoir après une petite traversée du désert).
Emmanuelle Bercot révèle ainsi au monde un jeune homme au talent inestimable, un diamant brut qui je l’espère restera intact.

 

Le meilleur film est pour moi une surprise totale, Fatima de Phillipe Faucon n’a fait qu’un passage éclair dans les salles obscures en octobre 2015 avec seulement 300 000 entrées, et pourtant il révèle également l’espoir féminin Zita Hanrot.
Apparemment, je suis passée à coté d’un petit bijou, je prie donc pour une ressortie et pouvoir palier à ma bêtise.

Marguerite sacre Catherine Frot meilleure actrice dans son rôle de cantatrice qui chante malheureusement pour elle (ou pour son public) extrêmement faux. Un rôle tragi-comique taillé pour Catherine Frot.

Le césar du meilleur acteur est lui remporté par Vincent Lindon, pour son rôle poignant de chômeur longue duré qui tente de s’en sortir dans le magnifique mais très dur La loi du marché de Stéphane Brisé. Rappelons qu’il avait remporté le prix d’interprétation masculine au festival de Cannes 2015.
Ce premier césar comme meilleur acteur est une véritable consécration pour la carrière de Vincent Lindon.

Arnaud Desplechin repart avec le césar de meilleur réalisateur pour Trois souvenir de ma jeunesse et ôh grande surprise (vous comprendrez mon ironie) Alejandro González Iñárritu remporte le césar du meilleur film étrangé pour Birdman.

Le césar du meilleur film d’animation revient lui, au très réussit et très poétique Le petit prince.

En bref, une cérémonie forte en émotion et en surprise qui met en valeur toute la diversité et la force du cinéma français.

Les Oscars 2016

Le Dimanche 28 février 2016 est à marquer d’une pierre blanche pour le Cinéma :

Léonardo a obtenu son premier oscar comme meilleur acteur pour The Revenant.

Alors bravo Léo !

oscar
Même si la performance n’est pas à contester dans The Revenant, je pense que nous aurions pu célébrer cette victoire bien plus tôt, pour Shutter Island ou Le loup de Wall Street, mais bon il faut admettre que après 25 ans de carrière cet oscar est amplement mérité.

Avec 12 nomination, The Revenant raffle donc l’oscar du meilleur acteur, du meilleur réalisateur pour Alejandro González Iñárritu, pour la deuxième année consécutive après Birdman, et également celui de la meilleur photographie ou le chef opérateur Emmanuel Lubezki qui obtient pour la troisième fois la statuette dorée après Gravity d’Alfonso Cuaron en 2014 et Birdman en 2015.

L’Oscar du meilleur film revient à Spotlight et c’est selon moi grandement mérité. Tom McCarty n’a pas eut à pâlir devant The Revenant, son film qui a été encensé par la critique américaine, est d’une incroyable justesse pour traiter un sujet extrêmement difficile, il remporte également l’oscar du meilleur scénario original.

Mad Max : Fury Road, le film Austalo-Américain de George Miller n’est pas en reste, avec 6 oscars techniques dont meilleur montage et meilleur décor.
Pour moi (jeune technicienne vidéo que je suis), les oscars techniques comptent énormément, ils récompensent les « gens de l’ombre » ceux sans qui un film n’aurait jamais été faisable, et je clap clap dans mes petites mains pour Mad Max, même si le scénario tient sur un mouchoir, on ne va pas se mentir, le film est une vraie prouesse technique.

Les Studios Disney Pixar imposent une nouvelle fois leur suprématie sur le monde du cinéma d’animation (et dieu sait que je les aimes) avec le magnifique Vice-Versa.

Je peux dire avec grand joie, qu’une des plus grande injustices du monde du cinéma a été réparée : Ennio Morricone à enfin obtenu son premier oscar pour la Bande Originale de The Hateful Eight de Quentin Tarantino.
Attention, son premier oscar en compétition j’entends, puisque ce grand maître de la musique de film, plus de 500 musiques de films à son actif, a reçu un oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière en 2007, bref, respect quoi.

Je vous entends d’ici :  je ne parle ni de l’oscar de la meilleure actrice remis à Brie Larson pour son rôle dans Room, ni du meilleur second rôle masculin et féminin revenus respectivement à Mark Rylance et Alicia Vikonder ou encore du meilleur documentaire revenant (haha tu l’as ?) à Amy.
En effet, et vous répondrai simplement que je les félicite évidemment mais que n’ayant pas eut l’opportunité de voir les films pour lesquels ils sont primés, je ne me prononce pas sur ce que je n’ai pas vu, question de logique.

Sur ce, vive les césars, les oscars, et vive le cinéma, à bientôt les petits chats.
Marion Bruneel 

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