Ces marques italiennes qui font leur grand retour

Les marques italiennes qu’on pensait à la dérive font leur grand retour sur le devant de la scène avec des images de marques qui se jouent des codes qu’on leur a reproché pendant des années.

#GucciGang

Si Dolce & Gabana a mis en place son grand changement depuis quelques années déjà ce n’était pas le cas de Gucci, jusqu’à cette année. La marque italienne se voit propulsée sur le devant de la scène grâce à son image décalée et kitch. Elle se veut anti-fashion et met en avant les codes des années 2000. Symbole ultime du le mauvais goût. Sur les podiums, alors que toutes les autres marques font un « revival » des années 70, Gucci ressort des casquettes bariolées, des pantalons velour imprimé de son logo et des morceaux de la culture pop. Elle affirme son Gucci Gang. En utilisant des rapeurs tel que Lil Pump, habillé en total look lors de son concert au LollaPalooza Paris, le Gucci Gang grandit et n’a plus peur de s’imposer. Gucci caricature le style et s’en amuse. Elle table sur les milléniums, accros aux réseaux sociaux qui aime être vu et reconnu.
La mode n’est plus au minimalisme sans lendemain mais tend à marquer les esprits toujours plus fort. Mieux vaut qu’on parle de nous, même si c’est en mal, plutôt que de ne pas en parler du tout. Tel est le dicton de la marque.

Balenciaga

Lors de la Paris Fashion Week SS2019 Balenciaga prend le revers de ce qu’elle a fait jusqu’à présent. La maison met l’utra-futurisme au coeur de son défilé. Jusqu’ici Balenciaga était défini par 3 adjectifs : élégante, épurée, sculpturale. Nous pouvons aujourd’hui rajouter : Avant gardiste. Ce dernier défilé beaucoup plus dark et a fait couler beaucoup d’encre. Le directeur artistique, Demna Gvasalia, tente de dénoncer ce monde sur-connecté et un dévouement à notre smartphone. Les lignes sont droites, minimalistes, impécables. Des construction 3D qui ne bougent pas. Pareil à Gucci, la marque veut imposer son code et marquer les esprits. Ainsi elle défie les codes. On s’attardera sur l’imprimé Tour Eiffel et les effets chaînes qui sont l’incarnation même du kitch.  Ce défilé pose la question : Allons nous vers un conformisme ambiant où le seul but est de se faire remarquer grâce à des coupes à la Matrix ? Bienvenue dans cette structure sociale qui subordonne l’humanité à sa volonté.

marques italiennes

Dolce & Gabbana

Depuis maintenant plus de 2 ans, Dolce & Gabbana redore son blason grâce à la Dolce Vita Italienne. Ces campagnes de pub mettent à l’honneur la vie quotidienne : Une balade dans Naples, un déjeuner dominical en famille ou encore un rire. En effet, la maison de couture a décidé de jouer sur deux pôles : la famille italienne napolitaine et les codes artistiques de la Renaissance. Par exemple, on trouve des motifs floraux, des explosions de couleurs ou encore des broderies… Ce codes sont très présent. De ce fait, ils rendent les pièces « très chargés ». De plus, les campagnes de pubs caricaturent la société. Par exemple sur l’image ci-après, trois femmes sont habillées en D&G sont suxtaposées de deux nones et d’un homme du clergé. l’Église est une institution très présente en Italie. D&G est associé au paradis terrestre avec un « Heaven » écrit en énorme sur le sac. La maison prend la position d’opulence et en devient presque un péché capital sur cette publicité. Blasphème ?
La famille est extrêmement importante dans l’image de marque. On pourrait presque s’imaginer une famille mafieuse napolitaine. C’est une image très controversée en Italie. La maison, tire également sa force du le contexte social Européen. La famille reprend ses droits au sein de notre société avec des débats politiques, « éthiques » et un renfermement sur ce qu’on connaît : les nôtres. Dolce & Gabanna ce n’est pas qu’une marque, c’est une reconnaissance, un clan, une famille.

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